mardi 30 octobre 2007

Broderies, Marjane Satrapi





Je ne connaissais pas du tout l'oeuvre de Marjane Satrapi avant la sortie de son film d'animation, Persepolis. Bien sûr, j'en avais entendu parler, et lu des extraits dans différents journaux ou magasines, mais jusque-là, son graphisme ne m'avait pas attiré.



C'est donc plus par acquis de conscience, et pour me faire ma propre idée de ce film dont tout le monde parlait, que je suis allée voir Persepolis. Qui m'a beaucoup touché et fait rire. Le trio féminin, la grand-mère, la mère et l'héroïne, dont les voix sont magnifiquement interprétées par Danielle Darrieux, Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, est absolument savoureux, et l'on se régale à entendre les aphorismes de la grand-mère tout le long du film. L'amie iranienne avec qui je suis allée voir le film m'a recommandé un autre ouvrage de Satrapi, Broderies, que je viens de terminer, et qui, effectivement, tient ses promesses, à la fois caustique et émouvant.

jeudi 25 octobre 2007

Expositions de rentrée (tome 3)

Enfin, la nouvelle exposition programmée au Grand Palais, Design contre Design, qui présente de manière ludique l'évolution de notre mobilier quotidien (objets et meubles) de la révolution industrielle à aujourd'hui. Les différentes photos aperçues ça et là, telles le "fauteuil Roses", ou le "Phantasy landscape" de Verner Panton donnent envie de s'y précipiter !

Bon, c'est promis, la prochaine fois, je vais voir l'expo d'abord, et je vous en parle ensuite :) Mais faute de temps provisoirement (mais pas d'envie) :

Design contre design
Galerie du Grand Palais
75008 Paris
Métro Franklin-Roosevelt ou Champs-Elysées-Clémenceau
du 26 septembre 2007 au 7 janvier 2008
tous les jours sauf mardi

dimanche 21 octobre 2007

Panique au Mangin Palace

Panique au Mangin Palace fait partie de ces petits plaisirs du dimanche matin, émission qu'on savoure encore à moitié endormi, qui permet de se réveiller de bonne humeur, d'aborder doucement la seconde moitié du week-end toujours trop court.

Les innénarrables aventures de Jean-Claude et Monique nous sont racontées par Philippe Collin à grand renfort de chansons et d'extraits d'archives, qu'on (re)découvre toujours avec le plus grand plaisir.


PS : pour les lève-tards (dont j'avoue, je fais quelquefois partie :), il est heureusement possible de réécouter l'émission en podcast !


vendredi 19 octobre 2007

Expositions de rentrée (tome 2)

Continuons ensuite par une autre expo de mode, consacrée cette fois-ci à Christian Lacroix par le Musée de la Mode et du Textile, dont j'ai déjà eu l'occasion de parler ici. Après la présentation du travail de Jean-Paul Gauthier et Régine Chopinot cet été, le Musée invite le couturier à nous livrer sa vision de l'histoire de la mode, au travers de costumes et accessoires sélectionnés par lui au sein d’un patrimoine riche de plusieurs siècles.

Histoires de mode, par Christian Lacroix
Musée de la Mode et du textile
107 rue de Rivoli
75001 Paris
du 8 novembre 2007 au 20 avril 2008
tous les jours, sauf le lundi

jeudi 18 octobre 2007

Jour de grève

Aujourd'hui, du fait de la grève, journée un peu particulière.

Le bureau est inhabituellement calme, très peu d'e-mails, de coups de fils, une impression de jour férié plus que de grève, en fait.

Après une ballade à pied de vingt minutes pour venir au bureau (j'ai vaguement tenté de trouver un vélib, mais sans grandes illusions, et sans succès), j'ai passé ma matinée à consulter mon netvibes, m'inscrire à Facebook suite à l'invitation de mon frère, découvert que Facebook, ça pouvait être rigolo alors que je pensais que je n'en serais pas très fan, mis à jour ma correspondance e-mailesque et repris contact avec des vieux potes dont je suis sans nouvelles depuis un petit moment, je me surprends à rêver devant ce grand ciel bleu, et à savourer, tout simplement, ce moment hors du temps.

lundi 15 octobre 2007

Ode à Pennac

L'occasion était trop belle, impossible de résister.

Daniel Pennac est ce soir l'invité du Grand Journal, sur Canal+, pour présenter son nouveau livre, Chagrin d'école. Pennac, l'auteur de la saga mythique des Malaussène, Au bonheur des ogres, La Fée Carabine, La Petite Marchande de Prose, Monsieur Malaussène, Aux Fruits de la Passion, Des Chrétiens et des Maures, etc, Pennac mon auteur fétiche, dont je connaissais certains passages par coeur, qui m'a le premier donné l'envie de découvrir Paris, d'aller vérifier si Belleville ressemblait à ses descriptions...
Alors ce soir, petite bouffée de nostalgie, en l'entendant parler de son nouveau livre, sur l'enfance et son rapport difficile à l'école, tout cela m'a donné envie de me replonger dans son univers burlesque et tellement poétique !



mercredi 10 octobre 2007

Expositions de rentrée (tome 1)

En cette période de rentrée, nombreuses sont les nouvelles expos dont on découvre l'existence au détour d'un couloir de métro, d'un encart dans un journal ou par Internet, et qui ont l'air plus alléchantes les unes que les autres.

Pour commencer : l'exposition organisée par la fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, intitulée "Théâtre, cinéma, music hall et ballet", qui regroupe croquis et costumes réalisés par le maître notamment pour les ballets de Roland Petit, la robe de Catherine Deneuve pour le film de Bunuel, Belle de Jour, etc. Le site de la fondation montre une partie des pièces exposées, et donne envie de s'y précipiter !

Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent
1 rue Léonce Reynaud
75016 Paris
Métro Alma-Marceau
du 4 octobre 2007 au 27 janvier 2008
tous les jours sauf le lundi, de 9h30 à 18h

Pour plus d'informations, ici.

samedi 29 septembre 2007

Le musée des arts déco

Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, le musée des arts décoratifs a rouvert, il y a l'an dernier, après 10 années de travaux. Situé au 107 rue de Rivoli, à deux pas du Louvre et du Jardin des Tuileries, le bâtiment regroupe le musée des arts déco à proprement dit, le musée de la mode et du textile, le musée de la publicité, le musée Nissim de Camondo, ainsi qu'une librairie bien achalandée et une bibliothèque apparemment fantastique, que je n'ai pas encore eu l'occasion de découvrir.

Une petite visite dans ce lieu très cosy est l'occasion de comprendre enfin ce que sont le style rocaille, ou la marquetterie Boulle, et d'approfondir ses notions en art nouveau et art déco. La reconstitution de pièces entières d'appartement nous replonge immédiatement dans l'ambiance d'époque, de la salle à manger d'Emile Gallé aux appartements de la célèbre couturière Jeanne Lanvin ou au majestueux lit à baldaquins de la courtisane Valtesse de Bigne, décrit par Zola dans son roman Nana.

Le clou du musée réside sans aucun doute en la salle de projection d'extraits de films mettant en scène du mobilier design. On y accède au détour de la visite consacrée aux sièges des années 1960 et 70. Après quelques heures de visite, on a alors le plaisir enfantin de pouvoir tester les plus loufoques ou les plus célèbres des fauteuils admirés précédemment, et l'on se love avec la plus grande satisfaction sur le bubble chair d'Aarnio, le lounge chair en cuir d'Eames ou le tabouret éléphant de Yanagi, en contemplant sur le mur d'en face la projection de films où les personnages évoluent sur ces mêmes mobiliers. Jubilatoire !

Musée des arts décoratifs
107 rue de Rivoli
75001 Paris
du mardi au dimanche

mercredi 26 septembre 2007

Paris, Paris, quand tu nous tiens...


Je n'avais encore jamais lu de Sacha Guitry jusqu'à présent. Pour moi, ce nom évoquait une certaine tournure d'esprit, de la finesse, du piquant, des pièces de théâtre de bon vaudeville (c'est assez rare pour le souligner).

C'est complètement par hasard que je suis tombée sur les Mémoires d'un tricheur, livre très court qui se dévore d'une traite, pétillant, drôle, incisif.

Je ne peux résister à l'envie de citer ici un passage particulièrement savoureux :

"Etre Parisien, ce n'est ni une fonction, ni un état, ni un métier - et cependant c'est tout cela. C'est unique et c'est inestimable - et ce n'est d'ailleurs pas à vendre. On en est, ou on n'en est pas. Et ce qui n'ont sont pas se demandent chaque matin ce qu'ils pourraient bien faire pour en être - et ceux-là n'en seront jamais ! Car, être de Paris, ce n'est ni une question de volonté, ni une question de fortune. Ce n'est même pas une question de valeur. C'est un indéfinissable mélange d'esprit, de goût, de snobisme, de jobardise, de bravoure et d'amoralité. On ne doit pas savoir au juste pourquoi on en est - et l'on doit seulement savoir pourquoi les autres n'ent sont pas. [...]
Il faut être adopté par tous, sans que personne en ait parlé. Il y a dans ces élections quelque chose d'assez mystérieux, une sorte d'entente secrète. On est naturalisé Parisien, tout d'un coup, un beau soir. Oui, tous ces gens qui se haïssent, qui ne se quittent pas de l'année, qui échangent leurs femmes, leurs maîtresses et leurs amis, qui se regardent vieillir mais ne se voient pas changer, qui composent un véritable monde - je veux dire une véritable planète - avec ses moeurs, ses récréations, ses honneurs, son honneur et ses manies, oui, tous ces gens savent tomber d'accord, en un instant, quand il le faut."

Alors, parisiens d'adoption?


EDIT : Je viens de voir que la Cinémathèque française organise une rétrospective Sacha Guitry à l'occasion du cinquantième anniversaire de sa mort. Le Roman d'un tricheur y sera diffusé le 21 octobre et le 17 novembre prochains.